C’était en février 2013, il y avait le nouveau film de ce réalisateur incontournable qui était sorti depuis quelques semaines, et tout le monde se devait d’aller le voir. Parvenir à pénétrer dans une salle bondée pour voir « ce nouveau film de » c’était toute une aventure, il fallait braver les longues files d’attente se prolongeant jusque sur le trottoir du cinéma, et survivre au froid, mais chacun, critiques, amis, facteurs et épiciers, vous assuraient que ce film était le Graal…. Je l’ai détesté.

« J‘ai reçu le manuscrit de Franck Bouysse par la poste, il s’appelait Gus [Grossir le ciel, ndr]. Je n’ai pas aimé ce titre, bien-sûr. Le roman commençait au Pont-de-Montvert dans les Cévennes où j’étais passé il y avait peu de temps. Alors j’ai lu, j’ai aimé et je l’ai appelé. C’est simple et sans beaucoup de mots de trop. Un peu comme les personnages des romans de Franck. J’ai tâché de faire mon travail : faire connaître ce texte et petit à petit, de festivals en librairie, il a rencontré ses lecteurs, et il continue à les rencontrer.